1. Définition
    1. L’autorité :
    2. auctoritas
      1. o qui a créée « auctores » : les auteurs, ceux qui ont créé Rome, les « patres », ceux qui font autorité
      2. o chez les romains, l’autorité est un sur-pouvoir, quelque chose qui vient s’ajouter au pouvoir
    3. Notion de sur-pouvoir
  2. Milgram
    1. Expérience de Milgram :
      1. • Qu’est ce qui a pu conduire les gens à faire les atrocités de la seconde guerre mondiale ?
    2. • Milgram a fait l’hypothèse que les sujets de son expérience ne présentaient aucune pathologie mais qu’il suffisait d’une légitimité de l’autorité
    3. • Qu’est ce qui fait la docilité des gens sujets ?
      1. o Plusieurs réponses :
        1.  Au niveau de la personnalité :
          1.  Il y a des personnalités autoritaires
          2.  Il y aurait des gens plus violents et plus cruels que d’autres
    4. • Asch fait une expérience sur le conflit intérieur et la dissonance cognitive (désaccord entre le sujet et ses actions)
  3. Hannah Arendt
    1. La crise de la culture », 1972
      1. o L’autorité c’est aussi l’inégalité puisqu’elle est incompatible avec la persuasion (la persuasion suppose un débat d’égal à égal)
      2.  Il faut une forme de hiérarchie entre le porteur de l’autorité et le sujet et l’autorité
      3. o L’autorité exclue la violence et les moyens de coercitions
      4.  Hannah Arendt reprend le cas d’Eichmann (criminel nazi) et explique cela par la banalité du mal
        1.  Rien ne distingue Eichmann des autres individus à part l’incapacité à réfléchir en dehors de l’ordre qu’il reçoit
  4. Les caractéristiques de l’autorité :
    1. o La première caractéristique de l’autorité est la relation entre les individus (au moins deux personnes doivent être concernées)
    2.  Entre le porteur de l’autorité et le sujet de l’autorité
    3. o L’autorité vaut dans un domaine :
      1.  Par exemple, le médecin fait autorité dans le domaine de la médecine
      2.  On ne peut pas faire autorité dans tous les domaines
    4. o L’autorité n’est pas réciproque : si on reconnaît cette autorité, on ne peut pas la faire dans ce même domaine
      1.  Mais ce n’est pas définitif, ça peut tourner
    5. o L’autorité n’est pas toujours attachée à une personne mais peut dépendre d’un groupe (parlement en politique, conseil municipal dans la commune etc.)
      1.  Mais s’il y a une défaillance de l’autorité d’une des personnes de ce groupe, alors l’autorité du groupe est remise en question
    6. Relation entre deux/les invididus
    7. Un porteur / Un sujet
    8. Autorité dans un domaine
      1. Problème de l'éducationnnnnnnnnnnnn
      2. Exemple médecin
    9. L'autorité n'est pas réciproque
    10. L'autorité ne dépend pas d'une personne mais est dynamique Reprend forme immédiatement (reconsidérations du groupe)
  5. Trois formes d’autorité :
    1. Déontique
      1. liée à l’obligation
      2.  la plus liée à la définition qu’on donne communément à l’autorité
      3.  Attachée au statut de l’individu
    2. Epistémique
      1. : repose sur l’expert, le scientifique, sur les savoirs
      2.  Ne vaut que dans un domaine, est limitée
    3. Charismatique
      1. : s’appuie sur la nature, sur la personne
    4. Nature de la personne
    5. Obligation
    6. Expert
  6. L’autorité à l’école :
    1. Egalité entre l'enseignant et l'élève
      1. o Peut-on établir une égalité entre le professeur et l’élève ?
      2.  La situation de transmission de savoirs n’est pas une relation fondamentalement inégalitaire
      3. o L’autorité fonctionne quand on accepte la différence de statut, quand on reconnaît la légitimité de l’autre
    2. Remise en cause de l'autorité aujourd'hui
      1. o Comment peut-on expliquer la remise en cause de l’autorité aujourd’hui ?
      2. Perte d'autorité espistémique
        1.  L’enseignant a perdu une partie de son autorité épistémique, fondée sur la maîtrise et la possession des savoirs, qui fondait jusqu’à présent sa légitimité
          1.  Des savoirs que d’autres n’avaient pas
          2.  Aujourd’hui, avec la montée de la scolarisation, l’enseignant n’est plus le seul détenteur des savoirs
          3.  certains parents savent plus de choses que l’enseignant dans son propre domaine
          4.  il y a donc une perte de légitimité
      3. Les savoirs
        1.  il y a aussi un vieillissement des savoirs et beaucoup de savoirs nouveaux apparaissent
          1.  la maitrise de ces savoirs échappe aux enseignants
        2.  mais aussi l’interrogation de la société sur les savoirs à transmettre
          1.  les savoirs font débat et sont remis en cause
      4. Conséquences
        1.  l’école est confrontée à l’échec de son entreprise égalisatrice
          1.  cela produit une perte de l’autorité du professeur dans le domaine déontique
          2.  la fonction du professeur est interrogée
        2.  l’autorité charismatique est aussi mise à mal puisque tout le monde n’a pas forcément de charisme
    3. Autorité didactique
      1. o mais si toutes ces formes ont échoué, pourrait-il y avoir une autre forme d’autorité ?
      2.  autorité didactique : la capacité de l’enseignant à être professionnel : à organiser des situations d’enseignement dans lesquels les élèves acceptent de s’engager librement
      3.  ne peut être construite que sur la qualité de son travail professionnel
  7. Références
    1. Jacques Ardoino
      1. l’autorité, le pouvoir et la responsabilité sont des faits institutionnels fondamentaux et irremplaçables
  8. Sujet principal 8
  9. Expérience de Milgram Légitimité de l'autorité