Réseaux et cercles de dirigeants, pouvoir individuel basé sur le "carnet d'adresses", la "longueur du bras"
Une pratique discrète
réseaux de résistants pendant les conflits armés
réseaux d'opposants sous les dictatures
réseaux mafieux...
Une solution à la distance
Réseaux de banquiers au Moyen-Age, pour que les clients du banquier A
puissent se faire payer par le banquier B à l'autre bout de l'Europe
--> réseau d'agences bancaires
Une solution aux défaillances institutionnelles
Réseaux de personnes / organisations n'ayant pas de représentation institutionnelle,
ou auxquels les institutions n'apportent pas de solutions. Ex : réseaux de soutien aux Roms, réseaux d'échange de savoirs...
Maintenant
Complexité des situations et des environnements : difficile de travailler seul.
Complémentarité des compétences, réponses groupées aux appels d'offre, partage de bonnes pratiques,
intervenants en réseau autour du bénéficiaire (ex : réseaux de soins)
"Epaisseur" des environnements : de plus en plus d'acteurs, de concurrence.
Offre pléthorique, quel que soit le champ d'activité. Passage de la rareté à l'abondance
(J.M. Cornu) : comment se faire remarquer, connaître, apprécier ? Principe de la coopétition :
fédérer la partie non critique des ressources, informations.
Recommandation, chaîne de contacts (identification de prestataires / partenaires).
Fondamental : le numérique a accompagné l'aspiration sociale.
Ordinateur : puissance de traitement des données
Internet : rapidité et étendue des communications
Pas de centralisation
Puissance + rapidité + décentralisé = conditions idéales pour stimuler le travail
en réseau
Les mêmes principes de fonctionnement,
une compétence construite
Des savoir-faire
La protection vis-à-vis de l'extérieur
L'équilibre et le partage distribué : je donne
et je ne sais pas d'où arrivera le contre-don,
mais il arrivera.
Animation de processus démocratiques de prise de décision et de règlement interne des conflits
Faciliter la circulation de l'information
"Force des liens faibles" (Cf Granovetter)
Les règles de la communauté privée.
"Communautés privées et tragédie des communs du savoir"
Des savoir-être
La prééminence de la personne sur la fonction :
On est légitime dans un réseau pour ses compétences
personnelles bien plus que pour son titre, sa fonction à l'extérieur du réseau.
La cooptation
La confiance
Le partage, la mutualisation
Pour quoi faire ?
Création de biens communs
Les biens ne sont "communs" que parce qu'ils sont le résultat
d'un mode de gestion particulier. Ils ne sont pas communs
"par nature".
Eventuellement au bénéfice de l'extérieur
don : bien public
vente : bien privé
Le mode de production puis de gestion du bien le rend "commun"
pour les membres du réseau.
"La tragédie des biens communs" (Cf E. Ostrom)
Quels biens communs ?
Annuaires
Guides de bonnes pratiques, valorisation d'expériences
Procédures collectives de réponses à appel à projet
Dispositif de veille et de circulation de l'information
Formation mutuelle, formation groupée
Identité collective, légitimité de tous
Organisation / production de manifeste, plaidoyer, lobbying
Conception de projets innovants en partenariat
Dispositifs d'entraide, mutualisation ou échange de ressources
Création de communautés de pratiques, d'apprentissage et de production dans le réseau
La coopération en 28 mots-clés
(J.M. Cornu)
Se faire connaître, se distinguer
Comment ?
Alimenter la conversation
Donner avant de recevoir
Etablir un réseau d'alliés : acteurs favorables qui vont transmettre l'information
hors des cercles conventionnels
Etre mieux informé de ce qui se passe dans son champ professionnel
Veille
Documentation
Débats en cours
Repérage des besoins non couverts
Repérage des "signaux faibles" : des mini-indicateurs qui montrent qu'il est en train
de se passer quelque chose. Permet d'anticiper, de proposer avant les autres.
Innover
Penser "out of the box" : on ne sait jamais d'où viendra la bonne idée.
Sortir des schémas de pensée et des groupes conventionnels
Quels réseaux ?
Plateformes d'ONG
Très grands groupes : beaucoup d'opportunités,
d'idées, abondance de choix
Réseaux territoriaux pluri-acteurs
Réseaux parfois trop petits, trop de liens forts
Réseaux thématiques
Réseaux spontanés
Réseaux parfois trop petits
Réseaux de circonstances
Formalisation croissante
Risque de se couper de la réalité
La structure plus que la personne
"Il faut en être"
Peu formalisés
Risque de disparition une fois l'objet de mobilisation atteint
Retrouver un horizon de long terme